Accueil > À propos > Gustave Courbet > Qui était Gustave Courbet ?

Qui était Gustave Courbet ?

Peintre, lithographe et dessinateur français

Fils de vignerons, il naît en 1819 à Ornans dans le Doubs. Dès 1831, il apprend au Petit Séminaire d’Ornans les rudiments de son art.

Arrivé à Paris en 1842, il se donne cinq années pour réussir. Il peint plusieurs autoportraits : Courbet au chien noir (1842), Amants dans la campagne (1844), Homme blessé (1844)... Jusqu’en 1869, sa carrière se poursuit mêlant succès et scandales...

Issu de la région de Franche Comté, il s’inspire de ses paysages pour ses œuvres. Le Miroir d’Ornans, L’Après-midi à Ornans, Les Demoiselles du village, Le Puits Noir..., toutes ces peintures représentent la campagne jurassienne, ses solides assises calcaires, ses miroirs, ses frondaisons, les vallées de la Loue et du Lison.

Dès 1849, il fréquente Proudhon, Champfleury, Baudelaire, entre en amitié avec Corot, mais les influences prédominantes lui viendront de Proudhon, Fourier, des socialistes et des républicains. Il se refuse cependant à peindre Paris, la vie industrielle, les faubourgs ouvriers.

Il attachera toute sa tendresse à représenter Les Paysans de Flagey revenant de la Foire de Salins, Les Casseurs de pierres, les Cribleuses de blé. Certaines de ses œuvres font scandale : L’Enterrement à Ornans (1850), La Rencontre (1854), L’Atelier (1855).

En 1870, tout change ; la Commune en fait le Président de la Commission des artistes, il est chargé de la sauvegarde des œuvres d’art. La Commune propose de renverser la Colonne Vendôme. Quand les Versaillais entrent dans Paris ensanglanté, il pourrait être condamné à mort. La protection de M.Thiers lui vaut de n’être punit que de la prison pour dettes à Ste Pélagie où il peint son portrait ou des natures mortes. Il s’enfuit près de Vevey, en Suisse, et peint encore avec acharnement pour payer ses dettes, Les Bords du Lac Léman.

Il meurt le 31 décembre 1877 suite à des problèmes de santé. Ce n’est qu’en 1919 que ses cendres regagneront Ornans.